Modes de travail

Sur base d’une démarche volontaire de chacune des parties, les missions que le « Liège-LABVILLE » s’assigne seront de trois types.

1. Entre Ville et ULg : partager des connaissances opérationnelles, expérimenter et concevoir ensemble de nouveaux modes de faire adaptés aux besoins actuels et futurs des acteurs locaux de la Ville et de la Métropole.

Ce 1er axe d’action part du constat que des échanges quotidiens et diversifiés ont lieu entre la Ville et l’Université mais qu’ils sont cependant de type informel. Non structurés, il s’avère que ceux-ci, bien que considérés comme bénéfiques, ne sont pas souvent valorisables et restent donc souvent sans suite. Ainsi, à travers un partenariat organisé et formalisé entre la Ville et l’Université de Liège, les deux institutions cherchent à mettre des moyens en communs pour :

• répondre à des besoins et intérêts réciproques,
• produire ensemble des connaissances opérationnelles utiles.

La Ville profite ainsi de l’état des savoirs et des pensées les plus actuels dans le domaine et du fruit des recherches développées par l’Université ; mais aussi dispose d’un interlocuteur externe et qualifié pour l’aider à approfondir des questionnements et à concevoir et/ou utiliser des approches, méthodes et instruments novateurs et adaptés. Les chercheurs, quant à eux, profitent des connaissances et savoirs faire acquis par l’expérience du terrain ; mais aussi, peuvent se confronter à des situations réelles les plus concrètes comme contexte d’expérimentation de méthodes mises au point sur un plan plus théorique. De cette capacité de mise en pratique dépend la crédibilité d’une recherche et d’un enseignement qui doit in fine donner les moyens d’opérer dans la réalité.
En outre, l’existence de relations consolidées entre institutions publiques locales et centres de recherche est une condition de sélection des projets de recherches européens dans le secteur visé. La structure partenariale « Liège-LABVILLE » y contribuera.

2. Avec les acteurs intéressés : encourager leurs initiatives traitant des questions urbaines, amplifier la diffusion de leur information, susciter des coopérations entre les différentes parties prenantes.

Ce 2e axe d’actions part d’abord du constat qu’il existe une multitude d’acteurs institués ou non qui, par les initiatives novatrices qu’ils entreprennent, participent de manière directe ou indirecte à l’évolution des comportements et des sensibilités en proposant de nouvelles pratiques de la ville et/ou de nouvelles façons de valoriser ses potentiels et d’envisager son développement. Cependant, ces acteurs qui représentent pourtant une force d’action et de créativité importante et qui interviennent dans des secteurs d’activités ou d’intérêt très différents bénéficient souvent d’une très mauvaise lisibilité sur la scène liégeoise. Il est aussi souvent difficile pour ceux-ci de diffuser au-delà de leurs partenaires les plus directs ou de leur public traditionnel.

Le second constat est qu’il n’y a pas à encore de lieu qui concentre et diffuse l’information relative aux différents projets qui participent à la construction de la ville de demain.

En faisant montre d’une dynamique forte et d’une réelle volonté de faire, le « Liège-LABVILLE » créera ainsi un climat de confiance favorisant l’investissement extérieur.

3. Vers le grand public : amplifier la diffusion d’information, mettre en débat les questions urbaines, aborder de nouveaux référents en vue de faire naître une nouvelle identité territoriale liégeoise.

Ce 3e axe d’actions part du constat qu’un projet de territoire ne pourra voir le jour et se réaliser de manière optimale qu’à la condition de reposer sur des choix de valeurs pour demain appropriées et partagées par le plus grand nombre. Or, une des spécificités des sociétés contemporaines d’après crises est justement de rencontrer des difficultés à se projeter dans le futur et d’ouvrir leur imaginaire à de nouveaux possibles.

Faire naître et faire progresser le débat sur la ville, confronter de nouveaux référents, parler de qualité de vie en dehors des stéréotypes proposés par l’économie productiviste et ouvrir à de nouvelles voies de développement, révéler et apprendre ou réapprendre à percevoir et saisir les valeurs détenues par nos territoires… sont autant de conditions nécessaires à la formation d’une nouvelle culture urbaine solide et propice à l’émergence ou au renforcement d’un projet.

A cette fin, le Laboratoire mène des actions seul ou en appuyant des initiatives extérieures.

A terme, il s’agirait, à l’instar d’autres grandes villes européennes, de créer un lieu (physique) de la culture urbaine et de promotion des initiatives et projets liégeois à la fois destinés aux citoyens et aux publics extérieurs.